Archives de l’auteur : Jacques Rappaport

Les travaux sur les édifices classés MH

Depuis le décret n° 2009-749 du 22 juin 2009, les travaux sur les édifices classés Monuments Historiques sont ouverts à la concurrence des architectes libéraux du patrimoine, c’est-à-dire diplômés de l’école de Chaillot ou titulaires d’un DSA Patrimoine équivalent.

Les Architectes en Chef des Monuments Historiques (ACMH)

   http://www.compagnie-acmh.fr/

Indépendamment de leur fonction de conseiller auprès du ministre chargé de la Culture, le statut des architectes en chef des monuments historiques prévoit l’existence d’un recours obligatoire à leur maîtrise d’œuvre pour les travaux de restauration portant sur un édifice classé appartenant à l’État (décret du 28 septembre 2007), tant pour l’élaboration des projets ou des devis que pour la direction de l’exécution des travaux.

Cette exclusivité de la maîtrise d’œuvre, auparavant étendue également aux édifices classés MH, ne s’applique, depuis 2009, que sur les édifices appartenant à l’État, dont les services du ministère chargé de la Culture assurent la maîtrise d’ouvrage des travaux, c’est-à-dire la charge de l’organisation générale de l’opération.

Liste des monuments classés appartenant à l’État en Saône-et-Loire :

Cathédrale Saint-Lazare d’Autun (Autun)
Ancienne abbaye de Cluny (Cluny)
Cathédrale Saint-Vincent de Chalon-sur-Saône (Chalon-sur-Saône)

Les Architectes du Patrimoine

   https://www.architectes-du-patrimoine.org/

Diplômés de l’École de Chaillot, les Architectes du Patrimoine sont des architectes spécialisés dans la restauration, la réhabilitation et l’aménagement de sites patrimoniaux, notamment des bâtiments protégés au titre des monuments historiques.

La plupart exercent la maîtrise d’œuvre à titre libéral ou en société d’architecture au service de maîtres d’ouvrages publics et privés.
D’autres intègrent la fonction publique sur concours comme Architectes des Bâtiments de France (ABF), Architectes Urbanistes de l’État (AUE), ou entrent au service de collectivités territoriales.
Un concours permet également aux Architectes du Patrimoine d’intégrer le corps des Architectes en Chef des Monuments Historiques (ACMH) pour la restauration des monuments historiques classés appartenant à l’État, notamment les cathédrales et les palais nationaux.

Les Architectes des Bâtiments de France (ABF)

  https://www.anabf.org/

Les architectes des bâtiments de France sont des fonctionnaires d’encadrement supérieur appartenant au corps des architectes urbanistes de l’Etat (AUE), ayant opté pour la section « patrimoine ».
Affectés au sein des services territoriaux de l’architecture et du patrimoine , les ABF assurent des missions de service public dans les domaines de l’architecture et de l’urbanisme.
Leur champ de compétence est triple :

– La conservation du patrimoine :
les ABF participent à la surveillance de l’état sanitaire des immeubles protégés au titre des monuments historiques. Ils assurent la maîtrise d’œuvre des travaux de réparation des immeubles classés appartenant à l’Etat.
En cas situation de péril ou de carence de l’offre privée ou publique, ils assurent également la maîtrise d’œuvre des travaux d’entretien et de réparation des immeubles classés n’appartenant pas à l’Etat. Ils sont par ailleurs nommés conservateurs des monuments historiques appartenant à l’Etat et affectés au ministère de la culture.

– Le contrôle des espaces protégés :
les ABF assurent les missions à caractère régalien de gestion des espaces protégés conformément aux propres pouvoirs d’autorisation, d’accord ou de recommandation qu’ils tiennent des lois et règlements en vigueur.
A ce titre, ils veillent à l’application des législations sur les abords de monuments historiques, les sites protégés, les secteurs sauvegardés et les aires de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine .

– La promotion de la qualité architecturale et urbaine :
les ABF contribuent, à travers leur expertise en matière de projets d’aménagement, à promouvoir une architecture et un urbanisme de qualité s’intégrant harmonieusement avec le milieu environnant, en accord avec les orientations de la loi du 3 juillet 1977 sur l’architecture, de la loi paysage du 8 janvier 1993 et de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) du 13 décembre 2000.

Avec la privatisation en 2009 des travaux sur monuments historiques classés, l’architecte des bâtiments de France, comme l’architecte en chef des monuments historiques, a perdu la maîtrise d’œuvre sur monuments classés à l’exception de ceux appartenant à l’État (notamment les cathédrales).

Lacrost Patrimoine

Défense et sauvegarde du patrimoine, mise en valeur de sites ou de bâtiments et de leur environnement.

LACROST PATRIMOINE
Mairie de Lacrost. Le Vigny -71700 LACROST
Jérome HENRY, président – 06 07 58 74 63
lacrostpatrimoine@laposte.net
Facebook Lacrost Patrimoine

Actions culturelles et artistiques. Sauvegarde d’un lavoir, expositions, randonnées.

L’association « LACROST PATRIMOINE » a été crée en 2015 . Elle a pour objet la sauvegarde ou la mise en valeur des sites, bâtiments, environnement, des us et coutumes de la commune de Lacrost, et de son histoire.
Le logo de l’association, créé à partir d’un signe gravé dans la pierre que l’on trouve dans plusieurs maisons du village, reflète bien l’esprit de l’association : patrimoine et convivialité.
L’un des objectifs de l’association est la rénovation de la toiture du lavoir, qui a la particularité d’avoir un plafond voûté en pierres, ce qui est rare dans la région. D’autres objectifs seront à étudier comme le recensement des carrières, l’histoire des puits, la recherche de documents anciens, le « Tacot », etc.

La rénovation du lavoir de Marandin

Le lavoir de Lacrost figure sur la liste des biens de la communauté dès la fin du XVIe siècle.
Il est situé au sud du village, en contrebas du chemin de Préty.
Le sol est en dalles de pierres rose. Sur ce sol est posé un bassin, de 60 cm de profondeur environ. Les margelles, également en pierres roses polies sont en pente douce pour permettre le travail des lavandières. Chaque pierre constituant la margelle est taillée avec un système dit «  en cadettes », système unique en son genre, permettant de « marier » les dalles les unes au autres. Un canal en pierre le reliant à un puits permet l’acheminement de l’eau d’une source captée plus haut dans la combe. Tout cet ensemble, sol et bassin, est en bon état.

Le bassin est abrité par une voûte en pierres, elle-même protégée par une toiture qui était en très mauvais état  (photos R. Thénadey sur le site www.lavoirs.org)

Dans un premier temps, à l’automne 2017, la toiture a été rénovée, mettant l’ensemble du bâtiment à l’abri des intempéries :

Les bénévoles ont vidé l’intérieur du lavoir qui avait été rempli de poutres et de palettes
Après cette première étape, il reste a nettoyer, enduire, crépir, les murs extérieurs.

Faire connaître l’histoire du village :  organisation d’expos photos.

en décembre 2015, une exposition photos et documents « Lacrost avant 1911 »

en 2016, une exposition des photos d’école et de classes du village en 2017, « Photos d’hier et d’aujourd’hui »

Une marche, intitulée « La Crotaise », est organisée chaque année en septembre, sur des parcours découvrant les sites et paysages de la commune :

Un loto annuel (en mars) :

Opération « nettoyons la nature » en partenariat avec la Commune :

Le patrimoine de Lacrost

Le village de LACROST est situé sur la rive gauche de la Saône, en face de la ville de Tournus.
Le village est bâti sur un éperon rocheux, son activité jusqu’au milieu du XIXe siècle était centrée sur l’exploitation des carrières de pierres. Les carriers, tailleurs de pierres, et même les Compagnons du Devoir ont laissés leurs emblèmes sur leurs maisons ou pierres tombales.
Une forte activité agricole assurait également la prospérité du village et la population a toujours avoisiné les 700 âmes depuis plus d’un siècle.
Le village de Lacrost a vu naître un enfant illustre, Gabriel JEANTON, qui présida pendant 18 ans le Tribunal Civil de Mâcon. Il a écrit de nombreux ouvrages sur le folklore et l’architecture de la région mâconnaise.

Un enfant de Lacrost…. Gabriel JEANTON

Gabriel Jeanton est né a Lacrost le 15 Mai 1881.
Il habitait dans sa maison de famille dans la cour Julienne.
Il est enregistré sur le recensement communal de 1901. Il partira à Paris pour ses études, et obtiendra son Doctorat a la Faculté de Droit de Paris en 1906.
Pendant 18 ans, il dirigea le Tribunal Civil de Mâcon. Il a également été Président de l’Académie de Mâcon pendant 10 ans, et Conservateur du Musée Greuze.
Il était aussi archéologue, et historien folklorique, et à ce titre, il sera Président de la Société des Amis des Arts et des Sciences de Tournus.
Il est mort le 6 Novembre 1943, à Mâcon, et repose au cimetière de Lacrost. Il a dédié énormément de travaux a la région maconnaise et tournugeoise.
Voici un hommage rendu à Gabriel Jeanton, accompagné de sa bibliographie, par l’abbé M Chaume, extrait des Annales de Bourgogne :  Hommage à Jeanton -1944.
L’un de ses ouvrages local, intitulé « L’ancienne paroisse de Préty en Maconnais », est disponible en ligne sur Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6558851b

Quelques autres éléments du patrimoine de Lacrost

La fontaine à Chagrin, sur la route de Lacrost à Préty :

Selon une légende locale, une vouivre vivant à Lacrost venait boire à l’eau de la fontain. Comme toutes les vouivres, c’était un serpent ailé en forme de dragon portant une pierre précieuse sur le front appelé escarboucle.

Voici la légende de la vuivre de la fontaine à Chagrin, rapportée par Gabriel Jeanton, dans un ouvrage intitulé « L’ancienne paroisse de Préty en Mâconnais » (VII, p. 210) l  :

« Au fond d’un vallon très frais et propre au mystère, appelé La Combe, coule une fontaine aux eaux claires et froides provenant du coteau de Beauregard, qui domine cette combe. C’est là au milieu de bosquets dont il ne reste plus de traces que venait boire le légendaire animal (…). Pour boire, la vuivre devait déposer son diamant.
Un habitant de Lacrost, nommé Chagrin, se munit d’un cuvier garni de clous très aigus et vint se cacher sous ce cuvier au bord de la fontaine. Lorsque la vuivre vint y boire, il avança lentement et plaça son cuvier sur le diamant. Le serpent volant revint où il avait laissé son précieux fardeau : en vain essaya-t-il d’enfoncer l’abri; transpercé par les pointes acérées des clous il succomba. Depuis la fontaine est réputée pour guérir les maux d’yeux. Par contre son eau passait pour occasionner des coliques. »

Selon d’autres sources, la vouivre se serait fait voler son escarboucle, alors qu’elle l’avait déposée pour boire. Aveuglée, elle en périt.

Il y a deux hypothèses pour le nom de la fontaine : la tristesse de l’histoire ou le nom du tueur de la vouivre.

La Nécropole des Près -de-l’Eau, vestige gallo-romain

La nécropole des Près-de-l’Eau occupe une superficie d’une quinzaine d’hectares à 700 mètres de la Saône sur la rive gauche. Il comporte une quarantaine de tumuli selon trois lignes approximatives orientées nord-sud parallèlement à la rivière. Les tumuli sont plus nombreux au sud, mais plus grand au nord. Leurs dimensions varient de 5 à 45 mètres de diamètre et de quelques centimètres à 1,8 mètre de hauteur.

Une urne trouvée dans un tumulus et exposée au musée Greuze de Tournus

Deux de ces tumuli sont classés au titre des monuments historiques.
Sur le site, ont été trouvés des silex taillés de l’époque néolithique et une pointe de flèche datant de la fin de l’Âge de la Pierre Polie vers 2500 av. J.-C. Cela prouve une longue fréquentation des lieux. Ont également été retrouvés des tessons de poteries et objets métalliques de l’époque gauloise bien ultérieure à celle de l’élaboration des tumuli. La forme et le décor des vases recueillis permettent de les dater de la période du bronze vers 800 av. J.-C….

Rempart Bourgogne Franche-Comté

Mouvement associatif de sauvegarde du patrimoine et d’éducation populaire. Coordination des chantiers de bénévoles des associations membres de la Fédération.

REMPART BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ
38 rue des Forges 21000 DIJON
Jean-Paul GUILLAUMET, président
bourgogne@rempart.com
http://www.rempart.com  
www.facebook.com/federation.rempartbfc

La Fédération REMPART Bourgogne Franche Comté est une structure régionale, adhérente de l’Union Nationale REMPART ; elle coordonne une quarantaine d’associations de sauvegarde du patrimoine qui proposent des chantiers de bénévoles.
La Fédération est agréée Jeunesse et Éducation Populaire, et reconnue d’Intérêt Général.

Les chantiers

La Fédération accompagne les associations dans la mise en place de leurs travaux.
Parmi ses tâches : faire le lien avec les services des Monuments Historiques, gérer les demandes et les attributions de financements, mutualiser les comptes de gestion des associations pour venir en aide aux associations en difficulté, recruter et former les bénévoles et les animateurs qui participent aux chantiers, gérer les dossiers administratifs des projets des associations.

La Fédération gère les relations et représente les associations au sein de l’union Nationale REMPART, du G8 Patrimoine, avec  les partenaires publics dont la DRAC, la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, le Conseil régional, les conseils départementaux, les collectivités, les partenaires privés comme la Fondation du Patrimoine.

Une quinzaine de chantiers sont organisés chaque année en Bourgogne Franche Comté, dont la plupart gérés par les associations membres de la Fédération, certains en régie directe, soit environ 150 volontaires internationaux.

Les techniques mises en œuvre sur les chantiers sont variées, comme en témoignent les photos ci-après : restauration de peintures murales, technique du bois,  enduits à la chaux, maçonnerie, pierre sèche, taille de pierre, … Les chantiers sont également, pour les bénévoles, une occasion d’expérimenter la vie de groupe, de découvrir le patrimoine local, de rencontrer les associations et la population locale.

La grange de la Saule à St-Nicolas de Citeaux – le château Pontus de Tyard

 
La péniche Aster à St-Jean de Losnes – les jardins de la maison Jacques Copeau


Les remparts de La Charité sur Loire – pierre sèche au château de Villars

Fresque de la cathédrale Ste-Bénigne à Dijon – peinture murales à Joigny


Le domaine de Charly – peintures murales à Buffières


Décors du fort de la Motte-Giron à Dijon – entretien du site archéologique des Bolards à Nuits-Saint-Georges


Le doyenné St-Hippolyte – le prieuré du Puley

Les autres actions de la Fédération :

un service éducatif

Le service éducatif de REMPART Bourgogne Franche Comté anime des activités en direction des scolaires, de la maternelle au collège.

ci-contre un atelier de construction de cathédrale miniature, pour des élèves de 5ème

des actions de communication

 
Animations d’ateliers lors de la Journée de l’Enfant, lors des Journées Européennes du Patrimoine

Les 40 ans de la REMPART Bourgogne Franche Comté

En 2017, la Fédération a fêté ses 40 ans au château de Pontus de Thiard :

Dossier de presse : reportages FR3, France Bleu, … :

L’Union Nationale REMPART : agir ensemble pour le patrimoine

Depuis 1966, l’Union Nationale Rempart s’emploie à la sauvegarde et la promotion du patrimoine, avec la participation de 170 associations locales ou régionales.
site national : https://www.rempart.com/

Trouver un chantier :
https://www.rempart.com/participer-a-un-chantier/rechercher-chantier-benevoles-restauration-patrimoine/

Aides pour la restauration du patrimoine

 

ORGANISMES ET CARACTÉRISTIQUES

Renseignements aimablement transmis par M. Jean GUILLAUME, Architecte des Bâtiments de France honoraire et actualisés en décembre 2017 par Jacques GARNIER, architecte du patrimoine et ancien directeur du CAUE..

INSTITUTIONS CONCERNÉES

L’ÉTAT

Il apporte une aide pour la restauration du patrimoine protégé au titre des Monuments Historiques, ins­crits à l’inventaire ou classés, immeubles ou objets.

Administrations concernées

– la Conservation Régionale des Monuments Historiques / Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC)
39-41 rue Vannerie BP 10578 – 21000 DIJON Cedex – tél. 03 80 68 50 99
– l’Architecte des Bâtiments de France
37 Bd Henri-Dunant BP 94029 – 71000 MÂCON Cedex – tél : 03 85 39 95 20

LE CONSEIL RÉGIONAL

La loi Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTR) renforce les pouvoirs de la Région et autorise toutes les collectivités à intervenir dans les domaines suivants : sport, tourisme, culture, jeu­nesse, international, et numérique.

Le patrimoine régional est un outil de connaissance, de développement et de vitalité des territoires. Le soutien régional à l’élaboration et à la réalisation d’un projet de territoire autour du patrimoine passe par un soutien aux travaux d’investissement et de maîtrise d’œuvre destinés à la restauration et à la valori­sation du patrimoine régional protégé ou non protégé au titre des monuments historiques.

DESCRIPTIF DE L’INTERVENTION

OBJECTIFS
Soutenir les projets patrimoniaux participant au renforcement de l’attractivité culturelle, touristique et à l’amélioration du cadre de vie des territoires.
Faire du patrimoine régional un outil de connaissance, de développement et de vitalité des territoires.
Soutenir la restauration du patrimoine protégé ou non au titre des monuments historiques : patrimoine civil, patrimoine industriel, patrimoine militaire, patrimoine lié à l’eau…
Soutenir la restauration du patrimoine religieux protégé au titre des monuments historiques.

NATURE
Subvention d’investissement

MONTANT
Pour le patrimoine bâti protégé ou non au titre des monuments historiques, hors patrimoine religieux :

-Travaux de restauration
Seuil minimal de travaux d’investissement : 30 000 €
Plafond : 400 000 € par tranche annuelle Taux maximal : 20 % du coût HT des travaux (TTC si le maître d’ouvrage n’est pas assujetti à la TVA ou ne peut prétendre au bénéfice du fonds de compensation de la TVA).

Pour le patrimoine privé protégé au titre des monuments historiques :

Travaux de restauration
Seuil minimal de travaux d’investissement : 30 000 €
Plafond : 200 000 € par tranche annuelle
Taux maximal : 20 % du coût HT des travaux (TTC, si le maître d’ouvrage n’est pas assujetti à la TVA ou ne peut prétendre au bénéfice du fonds de compensation de la TVA).

Pour le patrimoine religieux protégé au titre des monuments historiques :

Travaux de restauration
Seuil minimal de travaux d’investissement : 15 000 €
Plafond : 250 000 € par tranche annuelle
Taux maximal : 20% du coût HT des travaux (TTC, si le maître d’ouvrage n’est pas assujetti à la TVA ou ne peut prétendre au bénéfice du fonds de compensation de la TVA).

Les aides publiques ne peuvent excéder 80% du coût total du projet.

PROCÉDURE
Les dossiers de demande de subvention régionale devront être déposés en ligne sur le site du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté :
https://www.bourgognefranchecomte.fr avant le 15 octobre de l’année en cours.

BÉNÉFICIAIRES
Les communes de moins de 20 000 habitants (uniquement en l’absence de transfert ou de délégation de compétence à un échelon intercommunal), les structures intercommunales, les associations (à vocation patrimoniale et propriétaires de l’édifice ou détentrices d’un bail de longue durée ou détentrices d’une délégation de maîtrise d’ouvrage).
Les propriétaires privés de bâtiments protégés au titre des monuments historiques mis en valeur et ouverts à la visite.

TEXTES DE RÉFÉRENCES
– Délibération n°17AP.198 du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté des 29 et 30 juin 2017

CONTACTS
Conseil régional : 17 boulevard de la Trémouille CS 23502 – 21035 DIJON Cedex – Tél : 03.80.44.33.00
– Commission n°5 : culture – relations internationales – sport – jeunesse et vie associative – laïcité – lutte contre les discri­minations – égalité homme-femme
– Service Inventaire et Patrimoine : Mme Sabrina DALIBARD

LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL

Il peut apporter une aide aux communes pour la restauration de leur patrimoine non protégé.

Pour plus de précisions actualisées, s’adresser à la Direction des Archives et du Patrimoine Culturel, Place des Carmélites 71026 MACON Cedex 9 – tél : 03 85 21 03 77

Chargé de Mission Patrimoine : Pierre PROST (p.prost@cg71.fr)

Voir plus loin le chapitre intitulé “Dispositions réglementaires relatives aux aides à la restauration consenties par le département”. (***)

LA FONDATION du PATRIMOINE

Délégation régionale BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ :
88 rue Jean-Jacques Rousseau BP 25105 21051 DIJON tél : 03 80 65 79 93

Elle intervient auprès des :

1 – Communes et Associations loi 1901

La Fondation les aide à mettre en place une souscription publique afin de récolter des fonds pour la res­tauration du patrimoine public ou associatif (mécénat populaire et/ou d’entreprise).

Ces dons bénéficient d’une réduction d’impôt :

– pour les particuliers : impôt sur le revenu à hauteur de 66 % du don dans la limite de 20 % du revenu imposable ou de l’ISF à hauteur de 75 % du don dans la limite de 50 000 € ;
– pour les entreprises : réduction de l’impôt sur les bénéfices à hauteur de 60 % du don dans la limite de 5 % du chiffre d’affaire.

En fin de souscription, ces dons qui sont collectés directement par la Fondation du Patrimoine, sont restitués au maître d’ouvrage augmentés d’une aide financière complémentaire. Cette dernière pouvait correspondre en 2015 à environ 1/3 des sommes collectées mais dépendent de l’attribution annuelle par l’État d’une partie des fonds en déshérence déposés à la Caisse des Dépôts et Consignations.

Les éléments du dossier de demande de souscription peuvent être obtenus sur le site de la Fondation du patrimoine. Une fois complétés, il est remis au Délégué départemental de la Fondation du patrimoine :

Elisabeth GILBERT
elisabeth.gilbert@fondation-patrimoine.org

2 – Particuliers :

La Fondation attribue son Label sous certaines conditions. Ce label permet l’apport d’une subvention de 1 à 5% et déclenche la possibilité pour le propriétaire de déduire de son IRPP 50% du montant des travaux labellisés.

Ces travaux doivent concerner les façades, menuiseries extérieures, charpentes, couvertures d’une construction, visibles de l’espace public et non dédiés à une activité lucrative.

Le dossier de demande de label peut être consulté sur internet, sur le site de la Fondation du Patrimoine, à la rubrique “aides aux particuliers pour restaurer leur patrimoine”, imprimé et complété. Il doit être envoyé en 2 exemplaires au Délégué départemental.

FONDS DRAC / FONDATION DU PATRIMOINE pour le MAINTIEN des SAVOIR-FAIRE

Il peut apporter une aide financière pour des travaux relevant de techniques très spécifiques telles que
les couvertures en laves,
les menuiserie en copie XVII°, XVIII° et XIX° siècles, etc.

Ce dispositif ne concerne pas les édifices en périmètre de protection MH et les Sites patrimoniaux re­marquables (Secteurs sauvegardés, ZPPAUP, AVAP…)

SAUVEGARDE DE L’ART FRANÇAIS

Cette Fondation peut apporter une aide pour les travaux concernant des églises antérieures au XIX ° siècle : couvertures, façades, etc.

Sauvegarde de L’Art Français : 223 rue de Douai 75009 PARIS tél : 01 48 74 49 82et contact@sauvegardeartfrancais.fr

AGENCE TECHNIQUE DÉPARTEMENTALE A.T.D.

Cette agence sous tutelle du Conseil départemental, apporte une aide technique aux collectivités pu­bliques ainsi qu’aux associations adhérentes. Elle ne conseille pas les particuliers.

Contact : Michel MICHAUD, directeur de l’ATD
Espace 71 16-18 rue des Prés 71300 MONTCEAU-les-MINES, tél : 03 85 67 72 30

CHANTIERS de JEUNES, de FORMATION, de RÉINSERTION

TREMPLIN Homme et Patrimoine : chantiers de réinsertion et de formation

Maison Tiger – Site médiéval de Brancion – 71700 MARTAILLY-Lès-BRANCION
Contact : M. Michel JONDOT, tél : 03 85 32 90 30, email : tremplinhp@tremplinhp.com

REMPART Bourgogne-Franche-Comté : chantiers de jeunes et de formation

38 rue des Forges 21000 DIJON
Contact : Mme Corinne MOLINA, tél 03 80 30 72 01, email : bourgogne@rempart.com


***DISPOSITIONS RÉGLEMENTAIRES RELATIVES AUX AIDES À LA RESTAURATION CONSENTIES PAR LE DEPARTEMENT

1) ÉDIFICES ET ŒUVRES D’ART PROTÉGÉS :

OBJET de l’AIDE :

Soutenir financièrement les restaurations d’édifices et d’oeuvres d’art classés Monuments historiques ou inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques bénéficiant d’un financement préalable de la Direction régionale des Affaires culturelles de Bourgogne (DRAC).

BÉNÉFICIAIRES :

– Communes
– Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

CONDITIONS D’ATTRIBUTION :

Le projet doit bénéficier de l’aide de l’État (DRAC).
Les dossiers seront examinés par la Commission permanente des mois de février et septembre.

DÉPENSES SUBVENTIONNABLES :

– pour les édifices : travaux assurant le clos et le couvert (toitures, façades et huisseries) sur le coût hors taxe et toute système anti-intrusion et vol d’objets protégés ;
– pour les oeuvres d’art contenues dans les églises, les coûts H.T. de travaux et de scellement.

MONTANT DE LA SUBVENTION :

Le Département consent une aide dans la limite de 25 % du coût des travaux restant à la charge de la Commune ou de l’EPCI, déduction faite des autres aides publiques.

PIÈCES CONSTITUTIVES DU DOSSIER :

– descriptif de l’opération avec devis estimatifs précis, ou étude préalable réalisée par un architecte du patrimoine ou par l’architecte en chef des Monuments historiques, pour les édifices, et pour les objets d’un restaurateur approuvés par le Conservateur départemental des antiquités et objets d’art ;
– arrêté attributif de la DRAC,
– attestation de non commencement des travaux,
– plan de financement faisant apparaître en recettes les aides sollicitées ou obtenues,
– délibération du Conseil municipal ou communautaire approuvant l’opération et son plan de financement
– des photographies de l’édifice ou de l’objet,
– un IBAN.

VERSEMENT DES SUBVENTIONS SUR PRÉSENTATION :

– d’un certificat administratif retraçant les paiements, visé par le Maire et le Receveur municipal accom­pagné des photocopies des factures,
– pour le solde, d’une attestation de fin de travaux conformes établie par l’architecte en chef des Mo­numents historiques, ou l’Architecte des Bâtiments de France, ou le Conservateur départemental des antiquités et objets d’art,
– de photographies des travaux réalisés.

2) IMMEUBLES OU IMMEUBLES PAR DESTINATION NON PROTÉGÉS

OBJET DE L’AIDE :

Le Département soutient financièrement les restaurations d’immeubles ou immeuble par destination non protégés les chantiers d’insertion Tremplin, Homme et Patrimoine, et les chantiers jeunes bénévoles organisés par la Fédération SMBS-Rempart Bourgogne F-Comté.

BÉNÉFICIAIRES :

Communes de moins de 7 000 habitants et EPCI pour les immeubles.

CONDITIONS D’ATTRIBUTION :

Le projet doit avoir été validé par l’architecte des bâtiments de France et présenter un plan de mise en valeur et de communication sur l’opération.

Les dépenses seront examinées par la Commission permanente de février et septembre.

DÉPENSES SUBVENTIONNABLES :

– pour les communes

– bâtiments : les travaux assurant le clos et le couvert des bâtiments (toiture, façades, huisseries, assainissement) et tout système anti-intrusion ou vol d’objets classés monuments historiques ou inscrits ;
– immeubles par destination : tous les travaux de restauration, les coûts de communication et de mise en valeur de l’édi­fice sont recevables.

– pour les associations Tremplin et SMBS Rempart : les matériaux, le matériel et l’encadrement.

MONTANT DE LA SUBVENTION :

– pour les communes : 20 % du coût des travaux HT ou 25 % si le projet a fait l’objet d’un lancement de souscription avec la Fondation du patrimoine, d’une dépense plafonnée à 50 000 € ;

– pour les associations : 20 % du coût TTC des matériaux, matériels et encadrement d’une dépense pla­fonnée à 50 000 €.


QUELQUES CONSEILS ET NOTES TECHNIQUES

POUR RESTAURER LE PATRIMOINE

Correspondants :

– Architecte des Bâtiments France : tél. 03 85 39 95 20

– Délégué départemental de la Fondation du Patrimoine : tél. 03 85 50 00 13

– Conseil d’Architecture, Urbanisme, Environnement (C.A.U.E.) et Espace Info>Energie.

Le CAUE donne des conseils pour des modifications de construction, urbanisme, plan de masse, lotissement, aménage­ment d’espaces publics, en amont des projets et en dehors de toute maîtrise d’oeuvre.

Contact : Michel MICHAUD, directeur
6 quai Jules-Chagot 71300 Montceau-les-Mines – tél. 03 85 69 05 25, email : contact@caue71.fr
Espace Info>Énergie (même adresse), email : infoenergie@caue71.fr

Les enduits

Ils doivent être mis en place en période hors risque de gel, en principe de mars à septembre. Idéalement, les “passer” en trois couches: dégrossi pour l’accroche, corps d’enduit pour la mise en forme, finition : talochée, talochée-lissée, lissée, grattée, projetée au balais… Tout dépend du caractère architectural de la construction. Par exemple un pigeonnier doit recevoir un enduit très lissé et badigeonné au lait de chaux afin d’éviter l’escalade de la façade par les rats et autres mulots…

Composition : chaux grasse + sable avec possibilité de “bâtardiser” avec une chaux naturelle faiblement hydraulique type Saint-Astier ou similaire ; se méfier particulièrement des enduits dits “à la chaux” tout prêts du commerce. Il est très important de laisser la façade “respirer”.

Coloration : uniquement par le sable et l’apport de terres naturelles de coloration :

– terre d’ocre jaune,
– terre de Sienne,
– terre d’ocre rouge,
– terre d’ombre,
– terre d’ombre calcinée.

Un enduit peut être fini par un badigeon, avec ou sans décor (de fausses pierres de taille par exemple…).

Les badigeons

Chaux grasse + eau avec éventuellement un adjuvant (alun, caséine, bière …).

À passer en 2 ou 3 couches, la dernière passée verticalement.

La pierre peut être badigeonnée directement avec ce type de badigeon.

Menuiseries

Ce patrimoine – fenêtres et portes – est sans doute à l’heure actuelle, parmi les plus sinistrés, y compris les verres, du fait :

– des contraintes d’isolation, justifiées, qui doivent être prises en compte,
– de la fabrication industrielle des profils et matériaux : pvc, bois exotiques, bois contrecollés ainsi que toute les quincailleries,
– et peut-être d’un manque d’attention, d’observation, de connaissance ; pourtant une fenêtre sert aussi à voir, donc à être particulièrement regardée…

Les fenêtres en place sont-elles du XVII° ou XVIII° en croisées de petits bois, ou du XIX° avec un profil plus fin encore, plus travaillé et élégant ?

L’essence du bois est toujours le chêne sauf rare exception. Le bois est peint et, bien entretenu, peut avoir 200 ou 300 ans !

Comment refaire les menuiseries ?

Solution 1 : selon la disposition des lieux, si cela est possible, placer une double fenêtre à l’intérieur. L’ancienne fenêtre restera en place après éventuelle restauration… proscrire toute fuite d’air !
Solution 2 : mettre en place un double vitrage en veillant à ce que le cadre métallique de ce double vitrage ne soit pas brillant mais foncé et mat ; il existe aussi des verres simples contrecollés isolants (Saint-Gobain et autres).

Pour la menuiserie, il faut attacher plus d’importance aux dimensions : de l’épaisseur oui, de la largeur (dans le plan de la fenêtre) le moins possible car il faut laisser passer la vue et la lumière ; attention en particulier à la largeur des petits bois.

Les menuiseries en place, si elles sont anciennes et présentent de l’intérêt, doivent servir de modèle pour établir en copie exacte les nouvelles fenêtres isolantes : mêmes largeurs vues, c’est-à-dire mêmes cotes.

En cas de double vitrage, plutôt que plusieurs carreaux par vantail, en placer un seul, les petits bois étant rapportés intérieur-extérieur.

Les quincailleries de fermeture seront toujours réutilisées, sauf si elles ne présentent aucun intérêt.

En conclusion, il est indispensable d’être très vigilant dans le choix de l’artisan !

Couvertures


Pour imprimer ce guide :  Aides Patrimoine

 

Tremplin Homme et Patrimoine

Actions centrées sur le développement et l’épanouissement de l’individu en s’appuyant sur des projets de sauvegarde, de restauration et de mise en valeur du patrimoine archéologique et bâti.

TREMPLIN HOMME ET PATRIMOINE
Espace Revermont – Site médiéval de Brancion
71700 MARTAILLY-LÈS-BRANCION
Michel JONDOT, coordonnateur 03 85 32 90 30
m.jondot@tremplinhp.com
http://www.tremplinhp.com
https://www.facebook.com/tremplinhp/

Chantiers d’insertion, organisation de formations, séminaires.
Participation au renouveau et à l’animation du site de Brancion.

TREMPLIN Homme et Patrimoine propose des actions centrées sur le développement et l’épanouissement de l’individu en s’appuyant sur des projets de sauvegarde, de restauration et de mise en valeur du patrimoine archéologique et bâti. Utilisé comme outil de médiation, le patrimoine permet de redonner du sens, de développer l’approche diagnostique, de mettre en mouvement une démarche de projet. S’investir dans un projet de restauration permet d’acquérir et de développer des compétences d’employabilité durables : cohésion d’équipe, gestion de conflits, anticipation, programmation, planification… et de nombreuses compétences spécifiques : taille de pierre, limousinerie, enduits, charpente, couverture… A travers des mises en situations pratiques, le projet pédagogique de TREMPLIN Homme et Patrimoine permet de conduire simultanément et conjointement, par effet miroir, le projet au service du développement des personnes et la restauration et la mise en valeur du patrimoine.
TREMPLIN Homme et Patrimoine propose des activités et des actions en direction :

  • des cadres soucieux d’un management humain de leurs équipes,
  • des salariés inscrits dans une démarche de validation de leurs compétences ou dans un projet de conversion,
  • des demandeurs d’emploi et des bénéficiaires des minima sociaux en quête d’un repositionnement social et professionnel,
  • des professionnels du patrimoine à la recherche de performance,

des particuliers passionnés d’histoire.

Quelques réalisations sur le site médiéval de Brancion


Restauration de la“ Maison Tiger“,

Mise en place d’un jardin thématique.
Cet espace est également utilisé pour exposer des  artistes locaux dans le cadre du “Sentier de la sculpture“.

Restauration de la maison “Rabut“, considérée comme la plus ancienne du site et utilisée pour des expositions.

 


Réhabilitation d’un ensemble dit « Les granges Mathieu ».
Prolongé d’une terrasse et équipé d’une cuisine adaptée pour la restauration.

Autres chantiers Tremplin HP.

Bibracte, sur l’actuel Mont-Beuvray, au sud de la Bourgogne et à la pointe méridionale du massif du Morvan, fut au 1er siècle av. J.-C. une agglomération fortifiée de quelques centaines ou quelques milliers d’habitants.
L’oppidum s’étendait sur 200 hectares. Sa plus ancienne enceinte avait sept kilomètres de long.
C’était la capitale des Éduens, peuple celte qui occupait une grande partie de l’actuelle Bourgogne.

La Tour du Bost, imposant donjon quadrangulaire de 14,75 m de long sur 12,75 m de large, s’élève dans son état actuel à 30 m au-dessus du sol. C’est une tour de défense, avant-poste des anciens châteaux de Montcenis et d’Uchon, mais aussi un lieu de résidence et de prestige, chef-lieu d’une seigneurie importante de la région, riche d’événements souvent dramatiques durant toute son histoire. La date de sa construction est inconnue, mais estimée selon les spécialistes au XIVe siècle. Il s’agit d’un bâtiment unique en son genre, qui possède un escalier aménagé dans les murs et montant du sous-sol jusqu’au sommet. Détruite en partie par un incendie en 1920, elle risquait de s’effondrer. La création d’une association de sauvegarde, « La Tour du Bost », a permis de la faire progressivement renaître.


Le Conseil Départemental de Saône-et-Loire en charge de la gestion des grottes d’Azé a fait appel à Tremplin hp pour la réalisation d’une passerelle pour permettre aux visiteurs de surplomber en toute sécurité la rivière souterraine.

Chapelle de Bourgvilain
Chapelle de Bourgvilain.                                            Barbette de Martailly

 

 

Résonance Romane en Bourgogne du Sud

Créée en 2005, Résonance Romane en Bourgogne du Sud était une association chargée de valoriser et de promouvoir le patrimoine roman du département de Saône-et-Loire.

Résonance Romane était constituée de représentants d’associations culturelles spécialisées dans l’art roman, de structures touristiques et d’institutions.
Elle avait pour objectifs la mise en œuvre d’actions permettant de favoriser la connaissance de l’art roman ainsi que le développement économique et l’aménagement harmonieux du territoire. Son rôle consistait également à fédérer les initiatives et les actions relatives au patrimoine roman.

En mars 2019, les adhérents de l’association Résonance Romane et ceux du C.I.E.R ont décidé de fusionner leurs deux associations au sein du C.I.E.R Résonance Romane. (voir la page CIER -Résonance Romane/)

 

Patrimoines d’Azé

Recensement, sauvegarde, entretien et mise en valeur des patrimoines historiques, paysager et populaire d’Azé.

PATRIMOINES D’AZÉ
Mairie, place Claude-Guichard – 71260 AZÉ
Simone MARIOTTE, présidente – 03 85 33 32 40
simone.mariotte@orange.fr

Patrimoines d’Azé, association créée en 2008 pour inventorier, entretenir et sauvegarder les patrimoines bâti, paysager, culturel, traditionnel et sensoriel de la commune d’Azé.
Des activités diverses concourent à ces objectifs, elles peuvent intéresser des personnes de tous âges et de toute origine.

DOMAINES INVESTIS

  

Le Bâti:
– remise en état de petits ponts sur la Mouge
– construction d’un four à pain
– rénovation du chœur de l’église



Paysage
– plantation de « petits vergers à croquer »
– balades des vieilles pierres (lavoirs, puits, moulins, cadoles, murgers…)
– réalisation d’un jardin aromatique


 

   


Culture et art
– exposition Halles du Az’Art
– peintres au village
– concerts
– théâtre
– conférence

 

 


 

Traditions et mémoire
– exposition 1915-2015 : Azéens « Morts pour la France »
– exposition « un siècle de conscrits à Azé »
– Animations : les lavandières, recettes anciennes

 



Sensoriel
– bourse annuelle aux plantes potagères et aromatiques
-expositions de champignons
– expositions « fruits et saveurs d’automne » avec dégustations.
Partenariats avec d’autres associations du patrimoine, les foyers ruraux et les associations azéennes pour des projets ponctuels.


Nos projets
– Mise en place de façon pérenne des oeuvres de Michel Bouillot dans l’église d’Azé.
– Nettoyage de la croix du Calvaire Saint Etienne
– Livret FAPPAH : « Sur les pas de Michel Bouillot » / le 1er juillet 2018 organisation, avec Lugny-Patrimoine, de la découverte du parcours du Haut-Mâconnais, avec les habitants des sept communes traversées.
– Réalisation et pose de panneaux signalétiques dans les « petits vergers à croquer » et sur le site du lavoir Saint-Etienne.
– Réalisation d’un album rappelant l’exposition sur « Un siècle de conscrits à Azé », pour un dépôt à la Bibliothèque et à la Mairie.
– Etude de la mise en valeur des vitraux de la façade Ouest de l’église en partenariat avec la Mairie d’Azé.
– Concours photos « Les belles pierres d’Azé » : exposition et désignation des meilleurs clichés au cours de la manifestation des Halles du Az’Art le 8 septembre 2018.

PARTICULARITÉ TOURISTIQUE ET CULTURELLE D’AZÉ

            
http://www.grottes-aze71.fr

On a dénombré sept cavités sur le site des grottes d’Azé mais seules deux sont accessibles au public
La grotte préhistorique qui a été occupée en alternance depuis 300 000 ans par les hommes et par les grand fauves du quaternaire, ours et lions des cavernes.
La rivière souterraine, par une exploration récente, en 1963, permet de remonter sur plus de 400m.

Pour plus d’information sur le patrimoine d’Azé, voir le site de la commune :
http://www.aze.fr/fr/information/95460/patrimoine

patrimoines_FAPPAH_video

Cruzille Patrimoine

Préservation des peintures murales de l’église communale, et, plus généralement, préservation de l’ensemble du patrimoine de Cruzille.

CRUZILLE PATRIMOINE
Mairie – 71260 CRUZILLE
Cedric CREMONA, président
06.16.86.08.34
cremona@netcourrier.com
https://cruzille.fr/cruzille-patrimoine/

Restauration des tableaux de l’église, chantiers REMPART pour la restauration de la guinguette de Sagy, initiation au greffage, conférences, vides-greniers, concerts, visites, randonnées.

L’association, créée en 2003, s’attache à la mise en valeur du patrimoine historique bâti, paysager et populaire de la commune.

Ci-contre le bureau élu en 2015

 

Les activités de l’association

Des travaux de restauration

La restauration de la guinguette de Sagy, avec des chantiers internationaux REMPART :


une visite organisée par le PAH

La réhabilitation du four à pain de l’espace Liberté :
Le chantier était ouvert aux personnes souhaitant être initiées aux techniques de la construction traditionnelle, encadrés par Joël Jannet.

Joël Jannet en plein travail
  l’inauguration

Ravalement du puits situé derrière le lavoir de la place du bourg, entretien du verger conservatoire (greffé de variétés anciennes) :

Des animations

Le vide-grenier annuel :

Organisation de conférences, contes, expositions, concerts, théâtre

conférence sur les fossiles de Cruzille
conférence « Le rire, patrimoine immatériel », musique traditionnelle et danses avec le du Trio BHUG

La « chasse aux merveilles » : un jeu de piste pour découvrir le patrimoine arboricole et artisanal de la commune. Le jeu a conquis les 17 équipes familiales parties pour 4 km de balade en 12 étapes au cœur des vignobles, des prairies et des bois.

L’église Saint-Pierre de Cruzille

L’église, romane dans son ensemble, a subi de nombreux remaniements : une chapelle menaçait ruine dès le XVIIe, l’église fut dévastée en 1793 pendant la révolution, puis elle a bénéficié de plusieurs restaurations au XIXe.
Une restauration générale de l’extérieur a été menée de 1990 à 1993 : démontage et reconstruction de la sacristie, murs, toitures, clocher, escalier d’accès, menuiseries, zinguerie.

L’église et ses peintures murales

voir  http://www.bourgogneromane.com/edifices/cruzille.htm

Pour en savoir plus sur Cruzille et son patrimoine :

voir le site internet de la commune : http://cruzille.fr/

Chapaize Culture

Organisation de manifestations culturelles à Chapaize

Chapaize Culture
71460 CHAPAIZE
Marie Laure LANFRANCHI, présidente – 09 88 18 64 98
contact@chapaize-culture.fr
www.chapaize-culture.fr

Concerts, spectacles, expositions, éveil musical.

Chaque saison estivale, l’association CHAPAIZE CULTURE propose des événements culturels de qualité dans l’église Saint-Martin, ainsi qu’à l’auberge rurale ; des musiciens de renommée internationale viennent s’y produire ; d’autres artistes viennent s’y faire connaître.
L’association organise également des séances d’éveil musical pour les enfants de 3 à 12 ans, des expositions, spectacles et soirées à thème.


L’affiche 2017 reflète la diversité de la programmation durant 20 années de spectacles


Chœur de chambre, concert des élèves de piano


Concert de musique classique, concert de jazz

Chapaize, commune verdoyante aux mille paysages pittoresques,

avec ses hameaux au milieu d’une ruralité authentique, ce village de 160 habitants se préoccupe d’art et de culture artistique, mais pourquoi ? « Nous pensons que ces activités humaines, la musique, la peinture, les arts de la matière sont un rempart pour la protection de notre liberté, liberté de connaître, d’apprendre. »
Été comme hiver, Chapaize, qui compte deux églises romanes – Saint-Martin de Chapaize et Notre Dame de Lancharre -, trois restaurants, des artisans d’art, des boutiques et un marché bio dominical, est un village animé et accueillant.


Le clocher de l’église de Chapaize et l’église de Lancharre Douze piliers ronds de 4,80m de circonférence soutiennent la nef de Chapaize

Malgré un nombre important de visiteurs, le village a conservé son charme rural

Au XVIIIe siècle, Nicolas Genost de Laforest,

curé de la paroisse, était grand amateur de chasses et fut immortalisé par le marquis de Foudras dans son livre « Les gentilhommes chasseurs ». On rapporte que pour dix minutes de messe, il passait dix heures sur son cheval.


Mort d’une chute de cheval, en plein exercice de sa passion, ses chasses sont à l’origine d’un chant, « La d’Aubigny » dont voici le refrain :
« La d’Aubigny sonne en Chapaize
Ses plus fiers accords
Et l’on entend quand le vent s’apaise
Raire un vieux dix cors. »

Préty Patrimoine de Pays

Développer toutes actions culturelles et artistiques permettant de promouvoir et dynamiser le patrimoine de Préty et des villages environnants.

PRÉTY PATRIMOINE DE PAYS
Mairie 71290 PRETY
Didier BADET, président – 03 85 32 10 88
nathalie.lartaux@orange.fr

Animations « patrimoine » à destination des adultes et des enfants, restauration du petit patrimoine, stage de vannerie, ouvrages artistiques.

Les activités de l’association

Créée en 2002, elle a été relancée par une quinzaine de sociétaires particulièrement motivés et a mis en place de nombreux programmes : animations patrimoine avec les enfants, intéresser les adultes à leur environnement, restaurations directes (puits, four à pain …), animations diverses.


 

 

Remontage du four à pain  :
Des bénévoles ont démonté et transféré un four à pain offert par la famille Bourgeois.

 

Organisations de conférences : « Hommages aux femmes résistantes de Préty », …

Expositions de cartes postales anciennes avant/après :

Stages de vannerie

 

Des stages de vannerie sont organisés régulièrement chaque année, depuis 2015.

 

Participation aux activité de la FAPPAH :

Organisation de la soirée « Au Gui l’An neuf » 2017, avec Lacrost Patrimoine

Le patrimoine de Préty

Un peu d’histoire :

Le nom de Préty – Presty, Pristiniacensis ager, Pristiacum – serait dérivé de celui du propriétaire d’une villa romaine : le village de Priscius. Une autre hypothèse est un dérivé du mot latin « pistor » (meunier, boulanger), car le territoire est particulièrement riche en meules de moulins et en fours.

Ce village était autrefois célèbre pour ses carrières de pierres roses qui furent utilisées dans la construction de nombreux bâtiments anciens de la région, notamment les tours de l’abbaye romane de Tournus, l’Hotel-Dieu de Louhans, …. Le centre du village est  intégralement construit de cette pierre : voir les « courts », maisons rurales de laboureurs, avec dépendances autour d’une cour carrée s’ouvrant sur les rues par un porche plein cintre. La carrière n’est pas totalement épuisée, son exploitation est réservée, de manière exceptionnelle, à la restauration de certains monuments historiques.

Au XVIe siècle, Préty subit les guerres de religion. Preuve des ravages : aucune maison actuelle ne porte de date antérieure à 1580.
En 1852, le hameau de Lacrost, situé sur les bords de Saône en vis-à-vis de Tournus devient une commune autonome.

Pour plus de détails sur l’histoire de Préty, consulter « L’Ancienne Paroisse de Préty en Mâconnais », de Gabriel Jeanton  et l’abbé Léon Ravenet. L’ancienne paroisse de Préty était constituée des localités de Lacrost, La Truchère, la Froidière et Préty ; cet ouvrage a été élaboré au sein de la Société des Amis des sciences et des arts de Tournus, dont faisaient partie les deux auteurs.
Il est disponible en ligne sur Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6558851b

Préty possède

Une église du XVe siècle construite sur l’emplacement d’une église détruite par les troupes de Maximilien d’Autriche.
Elle a pour particularité de disposer d’une clef de voûte représentant une composition relativement rare : Dieu le Père portant le Christ en croix (ou « trône de grâce »)  – cf « Le trône de grâce de Préty », article de Claus-Peter Haverkamp paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 152 de décembre 2007 )

Pour en savoir plus sur l’église de Préty :
http://www.pastourisme71.com/fiches_eglises_a_imprimer/prety.pdf

Un platane monumental bicentenaire : planté en 1801 pour le Concordat, sur un tertre à l’emplacement d’un « orme de justice ». Classé Monument Historique en 1909, sa hauteur atteint  33,5 mètres

Un lavoir en forme de temple grec, construit en pierres de calcaire rose en 1838 par l’architecte Vaillant, place de La Montre.

 

Le lavoir a fait l’objet d’une importante restauration, notamment pour dégager les colonnes, comme en témoigne la  carte postale du début du siècle ci-contre.

 

 

– Trois manoirs, dont une magnifique propriété du XIXe siècle disposant de dépendances louées comme gîtes et chambres d’hôtes.

 

Les amis des églises de Chapaize – Lancharre

Collecte des fonds pour la restauration des églises de CHAPAIZE et de LANCHARRE

LES AMIS DES ÉGLISES DE CHAPAIZE – LANCHARRE
71460 CHAPAIZE
Hubert de La Faverie du Ché, président – 03 85 50 10 09 hduche@wanadoo.fr
vice présidents : Pierre Jaricot – Bernard Delaval – 03 85 50 13 97
Yvonne Courson, secrétaire
eglise.lancharre.free.fr

Chantiers de restauration (vitraux), recherche de subventions et dons, organisation de concerts avec «Chapaize culture». Projet : aménagement intérieur de l’église de Lancharre.

L’association œuvre dans l’intérêt général. Elle contribue à la sauvegarde et à la transmission aux générations futures de bâtiments historiques dont l’accès est et restera libre et gratuit. Ce patrimoine universel, cultuel et culturel touche de nombreux visiteurs venus du monde entier.

La visite de l’église de Chapaize est estimée à 150 000 visiteurs par an, celle de Lancharre à 20 000. Ces restaurations ont une importance capitale pour la fréquentation touristique de longue durée et d’indéniables retombées économiques pour toute la région.

photo T. Roberjot, JSL

Les premiers travaux ont assuré la consolidation et l’assainissement nécessaires à la réalisation des futures tranches concernant l’aménagement intérieur :  restauration des toitures et murs du clocher, de la sacristie nord , restauration du mur nord, réfection des toitures de la nef, drainage, réfection des toitures des trois absides et leur maçonnerie.

Suite à l’accord des Monuments Historiques et grâce aux dons d’une souscription, 7 vitraux ont été remplacés depuis 2011.


l’artiste verrier Jean Marie Géron

Il reste désormais à aménager l’intérieur, reprendre les mortiers, restaurer les tons ocre, les faux appareillages, le mobilier liturgique et les trois vitraux restants…

Un ancien béguinage : les dames de Lancharre

L’église Notre-Dame de Lancharre date du XIe siècle et a été agrandie au XIIIe siècle.

Au XIe siècle, le prieuré de Lancharre est fondé par les sires de Brancion comme lieu de prière pour des jeunes filles nobles et pour des « dames », veuves de chevaliers ou de seigneurs.
De noble extraction, les dames de Lancharre ne faisaient pas de vœux perpétuels, vivaient de leurs revenus et pouvaient habiter un petit logement individuel dans l’enceinte monastique. Elles portaient une tenue simple, chapeau de feutre et voile, sans bijou.
Conduites par leur prieure et soumises à la seule direction spirituelle d’un prêtre nommé par l’abbé de Cluny, elles ne dépendaient d’aucune abbaye.
Au XIIIe siècle, trois prieurés étaient placés sous leur dépendance : Lachaux, Rabutin et le Puley.

En 1611, l’archi-prieure de Lancharre, Marie du Blé d’Uxelles, réforme le monastère en rétablissant l’observance de la Règle de Saint-Benoît. Le renouveau qu’elle insuffle est considéré comme une seconde fondation et le monastère est élevé au rang d’abbaye, à partir de Louis XIV. En 1615, les religieuses du prieuré du Puley sont transferées à Lancharre.

En 1626, l’abbaye de Lancharre est déplacée à Chalon-sur-Saône, puis devient abbaye royale sous Louis XIV.
L’abbaye sera supprimée à la Révolution.
source : www.pastourisme71.com/fiches_eglises_a_imprimer/Lancharre.pdf 

Des pierres tombales classées aux Monuments Historiques

Le transept de l’église était pavé avec des dalles tumulaires des anciennes prieures et des bienfaiteurs du monastère.
Les pierres tombales sont aujourd’hui levées et fixées au mur. Cinq ont été classées aux Monuments Historiques en 1899 :

  1 – Isabeau de Vauvry, morte en 1286 – 2- Geoffroy de Germolles, son mari, mort en 1297, sans doute frère de Marguerite de Germolles – 3 – Parelle de Saint Clément, mort en 1290, bienfaiteur du monastère – 4- Marguerite de Germolles, morte en 1302, prieure, surnommée la « grande abbesse » de Lancharre.

 

5 – Une double pierre tombale :

Fauquette de Nanton, morte en 1326, représentée avec un voile, un coussin pour sa tête et un chien à ses pieds, symbole de fidélité.

Son mari, en armure ; sa tombe est sans inscription, car il n’y repose pas. Leurs deux filles étaient religieuses à Lancharre.

 

Lancharre, un hameau de Chapaize

Le village de Chapaize se compose du Bourg, des 4 hameaux de Lancharre, Gemauge, Bessuge, Les Bidolets et du château d’Uxelles.

voir la page de Chapaize Culture